TYVA Energie soutient le projet de deux étudiantes de l’ISARA-Lyon dans leur ascension du Mont-Blanc pour aider au financement de la recherche sur la maladie Choroïdérémie. Nous leur avons demandé de nous en dire plus sur leur projet et motivations, vous découvrirez leurs réponses dans l’interview ci-dessous. 

Toute l’équipe de TYVA Energie vous souhaite bonne chance et vous envoie toute son énergie pour votre ascension !

Dans quel cadre faites-vous cette ascension ?

Nous sommes, Aurélie et Léa, deux étudiantes de l’ISARA-Lyon, école d’ingénieur en agronomie, environnement et alimentation. Dans le cadre de notre 3e année, nous devons réaliser un projet d’action avec un investissement personnel fort et responsabilisant qui nous pousse à sortir de notre zone de confort.

Toutes deux passionnées de montagne, nous avons ainsi décidé de réaliser l’ascension du Mont-Blanc avec pour objectif de participer au financement de la recherche sur la maladie Choroïdérémie en récoltant un maximum de fonds sur la cagnotte en ligne Alvarum.

 

Qui vous accompagne ?

Arthur, atteint de Choroïdérémie, va aussi réaliser l’Ascension avec nous. Cette maladie génétique lui fait perdre la vue jour après jour depuis sa naissance. L’associer à notre projet permet de lui offrir une opportunité de réaliser l’Ascension du Mont-Blanc, qu’il n’aurait peut-être jamais eu autrement.

Nous serons accompagnés de deux guides de haute montagne de Chamonix : l’un d’eux s’occupera exclusivement de la sécurité d’Arthur pour diminuer les risques au maximum et le deuxième s’occupera de nous deux.

Le 13 juin prochain, nous serons donc une petite troupe de cinq à se lancer dans l’Ascension du toit de l’Europe.

 

Connaissiez-vous Arthur avant votre projet ?

(Léa) Arthur et moi nous connaissons depuis toujours car nos parents sont très bons amis. Arthur est très sportif : randonnées, courses à pied, fitness, marathon, etc. Et il est toujours très enjoué pour prendre part à de nouvelles aventures. J’ai donc très rapidement pensé à lui au moment où nous avons réfléchi à intégrer une personne avec un handicap à notre projet.

Aurélie n’a rencontré officiellement Arthur qu’en février dernier mais le courant est très bien passé. Avant cela, nous avions tous eu des échanges par téléphone et les réseaux sociaux.

 

Pourquoi avoir choisi la Choroïdérémie ?

Nous souhaitions absolument associer notre projet à une association. Etant donnée que Léa et Arthur se connaissaient depuis très longtemps, France Choroïdérémie a donc été un choix évident.

 

Quel est votre objectif ?

Comme dit précédemment, notre objectif est de réaliser l’ascension du Mont-Blanc avec Arthur et en parallèle récolter un maximum de fonds pour aider au financement de la recherche sur la maladie. Cette dernière étant très peu connue, nous pensons que notre projet va permettre à l’association d’obtenir une couverture médiatique plus importante et donc de se développer davantage.

 

Pourquoi le Mont-Blanc ?

Au tout début de l’élaboration du projet, nous avions le Mont-Blanc en tête mais ça n’était pas notre premier choix. Nous avions réfléchi à d’autres courses moins “connues”, un peu plus techniques. Plusieurs personnes nous avaient expliqué que les voies pour le Mont-Blanc était très pratiquées, souvent comparées à une autoroute, avec beaucoup de réglementations, ce qui pouvait rendre l’Ascension moins agréable.

Finalement, nous sommes rapidement revenues sur l’option du Mont-Blanc, lorsque nous avons réfléchi à un plan de communication : l’objectif étant de récolter de l’argent pour financer la recherche sur la Choroïdérémie, le Mont-Blanc nous a paru être le sommet le plus adéquat quant à sa notoriété. Lorsque l’on dit Mont-Blanc, les gens avec qui l’on discute sont tout de suite impressionnés, que ce soit des amis, des proches ou des entreprises.

Aussi, c’est un sommet qui n’est pas très technique comparé à d’autres mais long. C’est finalement un atout face à la vision d’Arthur qui est très fortement réduite.

 

Avez-vous un “plan B” en cas de mauvaise météo ou conditions empêchant l’ascension ?

Avant la crise sanitaire, nous avions prévu un plan B en cas de mauvais temps en Italie où il fait beau lorsque le Mont-Blanc est couvert. Malheureusement, les refuges en Italie rouvrent plus tard qu’en France et les frontières ont à peine été réouvertes.

Notre plan B est donc tombé à l’eau, mais nous sommes encore en train de voir s’il est possible de trouver une autre date (difficile vu que nous sommes tous les trois très occupés) ou alors des randonnées à faire dans la journée sur le weekend du 13 juin.

 

Votre projet a-t-il été remis en question avec les événements actuels ?

Bien évidemment la crise sanitaire actuelle nous a obligé à repenser différents aspects du projet, d’autant plus que la date de l’Ascension était très proche : lorsque le confinement a été instauré nous étions à M-3 et les places en refuge ont été réservées juste après.

Nous n’avons jamais perdu espoir même si l’incertitude de voir cette aventure aboutir de manière positive a énormément augmenté. Nous sommes désormais à un peu moins d’une semaine de la date et rien n’est encore sur, les guides peuvent à nouveau travailler mais le refuge rouvrira le 13 juin à condition d’avoir mis en place ce qu’il fallait pour respecter la distanciation sociale.

Chaque jour nous attendons des nouvelles du guide, ce qui est très stressant : Arthur nous a dit il y a quelques jours “c’est pire que d’attendre l’avant-première d’un film ou la sortie d’une nouvelle série”. Cela est plutôt bien représentatif de nos émotions actuelles : beaucoup d’excitation et une pointe de stress qui grandit de jour en jour.

 

Comment se sont passés les entraînements ?

La crise sanitaire a compliqué notre préparation physique. Nous n’avons en effet pas pu nous retrouver pour s’entraîner comme prévu et le confinement a empêché une acclimatation à l’altitude optimale. Cependant, nous étions régulièrement en contact pour se motiver à s’entraîner chacun de notre côté et nous avons réalisé plusieurs activités précédent le confinement (ski de randonnée, ascension, run&bike, etc.)

Nous aurions bien aimé donner l’opportunité à Arthur d’essayer le matériel d’alpinisme (crampons, baudrier, piolet, etc.) avant l’ascension, mais la crise actuelle et nos emplois du temps incompatibles n’ont pas porté en notre faveur. Nous prévoyons toutefois de faire une simulation avec le matériel tous les trois la veille de l’ascension.